Un bilan de compétences est toujours utile dans une vie professionnelle, qu’il soit envisagé en vue d’une reconversion professionnelle, pour faire le point sur votre carrière et appuyer votre demande d’évolution ou encore dans le but de définir vos besoins en termes de formations professionnelles. Le bilan de compétences n’est pas gratuit et son coût varie généralement entre 1 100 € et 1 800 € suivant les établissements.

Pour le financer, plusieurs solutions existent, suivant les cas et les choix du demandeur :

  • L’entreprise qui vous emploie peut le financer.
  • L’OPCA (Organisme Paritaire collecteur agréé).
  • L’Autofinancement.

 

 

1 - Le DIF (droit Individuel à la Formation)

Pour utiliser vos droits cumulés au titre du DIF et financer votre bilan de compétences, vous devez justifier de 12 mois d’ancienneté dans la société qui vous emploie si vous êtes en CDI ; et de 4 mois d’ancienneté en CDD et de 24 mois de travail au cours des 5 dernières années.

Si vous remplissez ces conditions, vous pouvez alors vous adresser à un établissement agréé pour faire votre bilan de compétences, et une fois la proposition chiffrée en main, présenter à votre employeur votre demande de DIF, écrite et chiffrée. Celui-ci doit vous répondre sous un mois, il est libre d’accéder à votre demande, de la refuser ou de vous en demander le report.

 

 

2 - Le CIF (Congé Individuel à la Formation)

Les OPCA (Organisme Paritaire collecteur agréé) collectent auprès des sociétés adhérentes l’argent versé au titre de la formation professionnelle. Les sommes ainsi collectées sont ensuite reversées sous le cadre légal, responsable et équitable, du droit au congé individuel de formation ; à l’ensemble des salariés des dites sociétés afin de financer leurs formations professionnelles. Le FONGECIF est le plus connu (Fonds de Gestion des Congès Individuels de Formation).

Pour bénéficier d’un financement pris en charge, tout ou en partie par un OPCA, vous devez justifier de 24 mois de travail minimum, voir 36 mois minimum dans les TPE (Très Petites Entreprises) dont 12 mois dans votre société actuelle, si vous répondez à ces conditions, vous devrez remplir un dossier auprès de l’OPCA à laquelle votre employeur est affilié, et rencontrer un responsable de l’organisme pour un entretien.

Votre employeur ne peut pas vous refuser votre congé et votre bilan de compétences, il peut cependant en demander le report sous certaines conditions, si trop de salariés sont absents sur la même période, ou s’il juge que votre absence engendrera des conséquences sur le fonctionnement et les résultats de l’entreprise.

Vous n’êtes absolument pas dans l’obligation d’informer votre employeur de votre démarche, cependant, dans ce cas, vous devrez faire votre bilan de compétences en dehors de vos heures de travail.

 

 

3 - Le plan de formation

Votre employeur dispose d’une somme allouée à la formation professionnelle de ses salariés, et il lui est, bien entendu possible de l’utiliser pour votre bilan de compétences. Dans ce cas, c’est à l’employeur de faire la demande.

 

 

4 - L’autofinancement

Vous pouvez vouloir faire un bilan de compétences pour votre propre compte et votre vie professionnelle sans attendre l’accord de votre employeur, ou le financement d’un OPCA. Il vous appartient alors d’assumer personnellement le coût de ce bilan.