La formation continue est la solution idéale pour les salariés, les indépendants et les demandeurs d'emploi désirant développer leurs compétences. En effet, elle favorise leur maintien dans l'emploi et les aide dans leur reconversion professionnelle. Mais en quoi consiste-t-elle réellement et quels sont les critères pour en bénéficier ? Explications.

1 - Quésaco ?

Obligatoire depuis 1971, la formation continue a pour but d'assurer à ses bénéficiaires une véritable plus-value pour leur plan de carrière. Contrairement à la formation professionnelle, qui s'adresse aux étudiants, la formation continue est exclusivement réservée aux demandeurs d'emploi, aux travailleurs indépendants ainsi qu'aux salariés déjà en situation de travail. 

Ses objectifs sont multiples :

  • Améliorer ses compétences professionnelles.
  • Se spécialiser dans un secteur.
  • Accéder à un poste supérieur.
  • Faciliter une reconversion professionnelle.
  • Permettre le maintien ou le retour à l'emploi, etc.

Qualifiante ou diplômante, la formation continue est accessible via différents types de contrats tels que la formation en alternance ou la validation des acquis de l'expérience (VAE). Elle peut être effectuée en présentiel, à distance ou encore en téléprésentiel.

 

 

2 - Pour les salariés

Selon la loi, chaque salarié d'une entreprise peut bénéficier d'une formation continue. Quelles que soient la durée et la forme de son contrat, il est en droit d'en faire la demande et de se former durant son temps de travail.

Il existe différents dispositifs de financement mis en place pour la formation continue d'un salarié :

  • Le plan de formation : mis en place à l'initiative de l'employeur, ce dispositif permet au salarié de suivre des formations afin d'améliorer ses pratiques au sein de l'entreprise.
  • Le compte personnel de formation (CPF) : ancien DIF (droit individuel à la formation), ce dispositif permet au salarié de suivre des heures de formation selon le crédit dont il dispose.
  • Le congé individuel de formation (CIF) : mis en place à l'initiative de l'employé et réalisable sous certaines conditions, il lui offre la possibilité de s'absenter de son emploi afin de suivre une formation.
  • La période de professionnalisation : elle n'est accessible que pour certains salariés (bénéficiaires d'un CIE, employés de plus de 45 ans, etc.).

Pour bénéficier de l'un de ces dispositifs et prétendre à une formation, le salarié devra obtenir l'autorisation de son employeur. Un entretien professionnel devra donc être mis en place pour évaluer sa demande. 

 

 

3 - Pour les demandeurs d'emploi

La formation continue est une véritable opportunité pour les demandeurs d'emploi. En effet, elle leur donne la possibilité de se réinsérer plus rapidement dans la vie professionnelle, d'acquérir de nouvelles compétences et même de se reconvertir

Pour en bénéficier, le demandeur d'emploi devra s'adresser à un conseiller Pôle Emploi. Ce dernier le guidera dans la définition de son projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE) et lui permettra peut-être d'obtenir une aide financière, en fonction de son projet (AREF, AFPR, AFAF, utilisation des heures du CPF, etc.).

 

 

4 - Le fonds d'assurance formation pour les indépendants

Le fonds d'assurance formation permet aux non-salariés (travailleurs indépendants et micro-entrepreneurs) de bénéficier également d'un droit à la formation continue. En payant chaque année une contribution à la formation professionnelle (CFP), ils s'offrent la possibilité d'acquérir de nouvelles compétences et d'augmenter la compétitivité de leur entreprise.

Pour en bénéficier, les non-salariés doivent déposer une demande auprès du fonds d'assurance formation dont ils dépendent. Elle doit impérativement être transmise un mois avant le début de la formation. Néanmoins, il est important de noter qu'une telle formation nécessite de laisser son affaire de côté un certain temps, et donc de perdre de l'argent. Un point essentiel à prendre en compte avant de se lancer.