Et si vous profitiez de la nouvelle année pour dynamiser votre vie professionnelle en envisageant un changement de poste, une pause ou encore une formation professionnelle ? La rupture conventionnelle est une alternative de plus en plus adoptée par les salariés et par les entreprises car elle permet de mettre un terme à un contrat de travail de manière « saine » et de bénéficier des indemnités chômage. Si vous envisagez cette démarche, il convient de bien se préparer : alors comment convaincre son employeur d’accepter cette rupture conventionnelle ? Nous vous donnons quelques conseils ci dessous.

1 - Bien calculer le coût de la rupture conventionnelle pour votre employeur 

La rupture conventionnelle, même si les deux parties sont d’accord pour mettre un terme au contrat, a un coût. Pour bien calculer ce dernier, vous devez prendre en compte : 

  • L’indemnité de rupture obligatoire (égale à l’indemnité de licenciement qui est au minimum 1/5 mois par année d’ancienneté et ce, jusqu’à 10 ans maximum et de 2/5 mois au delà de 10 ans d’ancienneté). 
  • Vos congés payés qui n’ont pas été soldés.
  • L’éventuelle prime de départ que vous pourrez négocier.

 

 

2 - Préparer les arguments qui motivent votre départ 

Pour commencer l’entretien avec votre employeur, commencez par annoncer les raisons qui vous poussent à vouloir quitter l’entreprise : vie professionnelle monotone, envie de vous tourner vers une formation professionnelle, projet de reconversion professionnelle, pause, etc.  

Il est essentiel d’être clair (e) pour jouer la transparence : de cette façon, la confiance s’installera, ce qui fera pencher la balance en votre faveur. 

 

 

3 - Vantez les avantages de la rupture conventionnelle 

La rupture conventionnelle a des avantages côté employeur et salarié : n’hésitez pas à les mettre en avant et à les rappeler même s’ils sont répandus. En effet, les entreprises n’ont aucun intérêt un salarié qui souhaite partir : cumul des arrêts maladie, baisse de la productivité, altération de la qualité, mauvaise ambiance et influence négative sur les autres salariés. 

Bien entendu, il ne s’agit pas de faire du chantage à votre employeur mais plutôt de mettre en lumière votre mal être qui n’a que des impacts négatifs sur votre vie professionnelle et par conséquent sur la vie d’entreprise. 

Bon à savoir : le contexte économique a également de quoi avoir du poids dans votre projet de départ. Renseignez vous au préalable si l’entreprise souhaite mettre en place un plan de départ volontaire pour que vous puissiez en profiter. 

 

 

4 - Et si l’employeur refuse ? 

Il se peut que votre employeur refuse la rupture conventionnelle : il peut estimer que vous êtes un bon élément et vous garder ou considérer que puisque vous souhaitez partir, il vous suffit de démissionner

Soyez rassuré (e), vous pouvez réitérer votre demande autant de fois que vous le souhaitez. A la longue, l’entreprise y trouvera son compte et n’attendra pas qu’une faute soit commise. Si en revanche le refus est motivé par des raisons économiques (notamment le montant des indemnités de départ), méfiez vous des possibles pressions exercées pour vous pousser à la démission. 

 

 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour demander votre rupture conventionnelle : à vous de jouer !